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dimanche 16 septembre 2012

la métacognition


La métacognition renvoie aux connaissances que nous avons de notre propre fonctionnement cognitif et au pilotage  de  nos  comportements  grâce  à  la  mise  en  œuvre  de  procédures  adaptées.  Elle  se  définit  comme l’aptitude à réfléchir sur ses propres processus cognitifs et à les contrôler, ce qui inclut des connaissances sur : pourquoi, comment, quand s’engager dans des activités cognitives variées

Ces   connaissances   appelées   connaissances   métacognitives   sont   de   trois   ordres.   Les   connaissances déclaratives,  assez  générales,  pourraient  en  quelque  sorte  correspondre  à  une  liste  verbalisable  de propriétés :  Savoir  « quoi faire ».  Les  connaissances procédurales  correspondent  aux  connaissances  sur  la manière de réaliser des activités variées : Savoir « comment faire » quelque chose, donc mettre en œuvre des   stratégies   à   partir   de   règles   d’action   définissant   les   opérations   à   réaliser.  

Les   connaissances conditionnelles  concernent  le  rôle  et  les  conditions  d’application  des  stratégies  en  fonction  des  buts  à atteindre  et  du  contexte,  donc,  leur  opportunité :  Savoir  « quand  et pourquoi »  recourir  à  telle  ou  telle stratégie.  Il  existe,  en  effet,  une  variété  de  stratégies,  savoir  en  quoi  chacune  est  importante  permet  de sélectionner la stratégie la plus adaptée.


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jeudi 1 mars 2012

La cognition

La  cognition  est  le  terme  scientifique  pour  désigner  les  mécanismes  de  la  pensée.  Historiquement,  la  cognition désignait la capacité de l'esprit humain à manipuler des concepts. Mais plus récemment, en sciences cognitives, le mot  cognition  est  utilisé  pour  désigner  non  seulement  les  processus  de  traitement  de  l'information  dits  « de  haut niveau » tels que le raisonnement, la mémoire, la prise de décision et les fonctions exécutives en général mais aussi des  processus  plus  élémentaires  comme  la  perception,  la  motricité  ainsi  que  les  émotions  alors  même  que traditionnellement, affectivité et intellect ont longtemps été vus comme des mécanismes opposés.
Cette définition est souvent étendue au-delà du seul cadre de la cognition humaine pour inclure tous les processus « intelligents » y compris chez les animaux non-humains ou implémentés au sein de systèmes artificiels, comme les ordinateurs.  Les  sciences  cognitives  rassemblent  l'ensemble  des  domaines  scientifiques  consacrés  à  l'étude  de  la cognition notamment, les neurosciences, la psychologie, l'intelligence artificielle, les mathématiques appliquées à la modélisation des fonctions mentales, l'anthropologie, ou la philosophie de l'esprit. Cette recherche transdisciplinaire est  souvent  fédérée  par  des  hypothèses  relatives  à  la  nature  de  la  cognition,  conçue  comme  simulation,  comme manipulation formelle de symboles ou encore comme une propriété émergeant des systèmes complexes.
La définition exacte de la cognition et des relations entre activités mentales et cérébrales (le "mind-body problem") reste l'objet de nombreux débats dans les sciences contemporaines (psychologie, intelligence artificielle, philosophie, etc.). À la suite de la "révolution cognitiviste", la perspective dominante depuis le milieu du XXe siècle regroupe sous  le  terme  de cognition  les  fonctions  dont  est  doté  l'esprit  humain  et  par  lesquelles  nous  construisons  une représentation  opératoire  de  la  réalité  à  partir  de  nos  perceptions,  susceptible  en  particulier  de  nourrir  nos raisonnements et guider nos actions. D'autres courants de recherche critiquent cette perspective représentationnaliste et caractérisent au contraire la cognition comme un phénomène essentiellement dynamique et émergent.