jeudi 15 mars 2012

Fonctions motrices


auteurs:
B. Bioulac (Professeur des Universités, praticien hospitalier, chef de service) *,
P. Burbaud (Professeur des Universités, praticien hospitalier),
J.-R. Cazalets (Directeur de recherches CNRS),
C. Gross (Maître de conférences, praticien hospitalier)

Résumé
Le chapitre « Fonctions motrices » traite de l’ensemble des structures, réseaux et voies qui interviennent dans le contrôle et la régulation du mouvement et/ou de la locomotion. Ainsi sont impliqués les grands secteurs à compétence motrice : cortex, sous-cortex  cervelet  et  moelle  épinière.  La  distinction  entre  motricité  centrale  et périphérique conduit à inclure la physiologie de l’appareil neuromusculaire. En respectant, au plan des structures et de l’organisation hodologique, une hiérarchie jacksonienne ascendante, de la moelle épinière au cortex, on s’attache à faire émerger une vision dynamique tant de la physiologie neuronale unitaire que de celle des réseaux et circuits cortico-sous-corticaux. L’accent est mis sur des points saillants tels : les générateurs de la locomotion  au  niveau  spinal,  la  kinesthésie,  le  codage  des  messages  à  compétence motrice dans les territoires corticaux primaires (cortex moteur et somesthésique) et associatifs (cortex prémoteur et aire motrice supplémentaire, cortex préfrontal et cortex pariétal postérieur), l’intervention des réseaux formés au sein des noyaux gris centraux dans le contrôle du mouvement, le rôle de la « circuiterie » cérébelleuse dans l’apprentissage moteur.

Abstract
This  chapter  entitled  “Motor  Functions”  considers  all  structures,  neural networks and axonal pathways involved in the generation and regulation of the movement and/or locomotion. The major subsystems implicated in controlling motor performance are the cerebral cortex, sub-cortical regions, cerebellum and spinal cord. Due to the distinction that exists between central and peripheral orchestration of movements, the physiology of the neuromuscular apparatus itself has been also included. In terms of text architecture and hodological relationships, the structure of this chapter corresponds to an ascending Jacksonian-type hierarchy from spinal cord through to cortex, since the aim was  to  convey  a  dynamic  perspective,  both  in  terms  of  the  physiology  of  individual neurons and at the level of cortical and sub-cortical networks and their interconnecting circuitry. Special emphasis has been placed on such salient aspects as locomotor generation at the spinal level, kinesthesia, the coding of messages relating to motor performance in primary (motor and somatic-sensory) cortical regions and association cortices

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Lésions traumatiques des nerfs périphériques


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Description :

Les progrès de la microchirurgie ont constitué une étape importante dans la réparation des nerfs périphériques. Les améliorations récentes dans la prise en charge des patients sont dues aux résultats d'une approche plus « biologique » avec notamment l'utilisation de techniques de transferts nerveux, aux techniques de rééducation sensitive et motrice ainsi qu'à l'affinement des indications opératoires. Cet ouvrage fait le bilan de ces connaissances depuis la réparation nerveuse directe (sutures et greffes nerveuses) jusqu'aux indications d'interventions palliatives et notamment les transferts musculo-tendineux. Les auteurs font le point sur l'approche clinique et sur le pronostic de la récupération nerveuse et fonctionnelle. Les techniques chirurgicales modernes et la rééducation permettent aujourd'hui d'obtenir de meilleurs résultats et contribuent ainsi à l'amélioration de la prise en charge des patients porteurs de traumatismes des nerfs périphériques. Destiné aux chirurgiens orthopédistes particulièrement intéressés par la chirurgie nerveuse périphérique, cet ouvrage sera également utile aux chirurgiens généralistes confrontés en urgence aux problèmes des plaies nerveuses. Les médecins physiques et de rééducation trouveront aussi toutes les informations nécessaires à la réadaptation de ces blessés.

mercredi 14 mars 2012

Manuel visuel de psychologie cognitive – Alain Lieury


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Description :

Un nouveau cours de psychologie cognitive, conforme au programme. 250 schémas et 300 photos couleurs pour illustrer le cours. Des exercices corrigés pour tester ses connaissances et s'entraîner efficacement. Des définitions, des sites web et des bibliographies.  

Tumeurs épendymaires intracrâniennes


auteurs:
M. Lonjon (Praticien hospitalier),
F. Vandenbos (Chef de clinique-assistante)
D. Von Langsdorff (Attaché),
S. Litrico (Chef de clinique-assistant)
M. Chatel (Professeur des Universités)

Résumé
L’épendymome est une tumeur rare, un peu plus fréquente chez l’enfant que chez l’adulte, représentant environ 4 % des tumeurs du système nerveux central. La classification de l’Organisation mondiale de la santé distingue quatre types de tumeurs épendymaires : l’épendymome et ses variantes, l’épendymome anaplasique, l’épendymome myxopapillaire et le subépendymome. L’épendymome, développé à partir des cellules épendymaires, peut avoir une situation intraventriculaire ou paraventriculaire, exceptionnellement intraparenchymateuse. Deux aspects architecturaux sont caractéristiques de ces lésions modérément cellulaires : les pseudorosettes périvasculaires et les rosettes épendymaires vraies. Cette tumeur, de localisation sus- ou sous-tentorielle, s’exprime le plus souvent par une hypertension intracrânienne, les signes de localisation n’inaugurant le tableau clinique que dans 20 % des cas. La qualité de l’exérèse chirurgicale a un impact pronostique important, la récidive étant essentiellement locale. La radiothérapie focale est considérée comme le traitement standard en postopératoire. Son utilisation devient moins systématique pour les lésions de bas grade et pour lesquelles l’exérèse a été complète. Le rôle de la chimiothérapie reste à préciser ; elle permet essentiellement de différer l’utilisation de la radiothérapie chez les enfants les plus jeunes. Le pronostic de cette tumeur a bénéficié des progrès thérapeutiques avec une survie à 5 ans estimée à 60 %.

Abstract
Intracranial ependymoma is a rare tumour which is more frequently observed in childhood; it represents about 4% of all brain tumours. The World Health Organization (WHO) classification for ependymal tumours identifies 4 distinct entities: classic ependymoma,  anaplastic  ependymoma,  myxopapillary  ependymoma  and  subependymoma.
Ependymoma may be an intraventricular or a paraventricular tumour, and exceptionally an intraparenchymal one. Infratentorial lesions are more frequent in children. Intracranial hypertension is the main clinical symptom. The quality of surgery has a major impact on survival. Relapses are mainly local. Focal radiation therapy is the standard adjuvant treatment,  although  this  treatment  should  be  avoided  or  differed  in  non  anaplastic tumours with gross total resection. The role of chemotherapy is still controversial. It has been used mainly in children less than 3 years of age to delay institution of radiotherapy.
The 5-year survival rate is about 60%. Identifying a subset of patients who may not need radiotherapy is the future challenge for biologists.


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lundi 12 mars 2012

Découverte d’anticorps chez la souris : nouvelle arme contre la maladie d’Alzheimer ?

La découverte d’un traitement pour lutter contre la maladie d’Alzheimer serait-elle pour demain ? On pourrait finir par le croire au nombre de travaux scientifiques parus en quelques semaines au sujet de cette maladie dégénérative. Dernière découverte en date, celle, chez la souris, d’anticorps capables d’empêcher la désintégration des synapses, causée par le développement de la maladie d’Alzheimer.

La maladie d’Alzheimer est la résultante d’un double processus, caractérisé par deux types de lésions : l’accumulation en plaques de peptides bétâ-amyloïdes, et l'augmentation de la capacité de phosphorylation de la protéine tau. La formation de plaques amyloïdes a un impact direct sur les synapses : elle les empêche de faire passer l’information d’un neurone à l’autre. Cette désagrégation de la communication est un des symptômes de la maladie d’Alzheimer.
 
En étudiant l’impact de la maladie d’Alzheimer sur les cellules nerveuses du cerveau et notamment sur la transmission de l’information inter-neurones, Patricia Salinas et ses collègues du Collège universitaire de Londres ont mis en évidence, chez la souris, des anticorps capables de bloquer la désintégration des synapses. Ces derniers s’attaquent à une protéine proche des peptides amyloïdes, baptisée « Dkk1 ». Des études antérieures sur des biopsies post-mortem de tissus cérébraux de patients Alzheimer avaient montré la présence de cette molécule, en grande quantité, sans pouvoir l'expliquer.
 
En utilisant ces anticorps sur le cerveau de souris génétiquement modifiées pour développer la maladie d’Alzheimer, les chercheurs ont constaté que les synapses traitées restaient parfaitement intactes et n’étaient pas détériore par la présence de plaques amyloïdes.
Les résultats encourageants de ces travaux, publiés dans la revue Journal of Neuroscience, ouvrent la voie à de nouvelles pistes thérapeutiques dans la lutte contre la maladie d’Alzheimer qui demeure, malgré de nombreuses avancées, toujours incurable