dimanche 15 avril 2012

Pour la Science n°414 Avril 2012


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Le travail d'équipe a rendu le cerveau humain plus gros

Si l'être humain a développé un cerveau aussi gros au fil du temps, c'est peut-être bien parce qu'il a été contraint de coopérer avec ses semblables et a donc appris à travailler en équipe, selon une étude publiée ce mercredi.
Comparé à celui de ses prédécesseurs hominidés, le cerveau de l'Homo sapiens a des allures de géant. Et malgré leurs méninges surdéveloppées, les scientifiques n'ont jamais vraiment réussi à expliquer pourquoi il avait évolué de la sorte. Selon des chercheurs irlandais et écossais, la réponse pourrait être assez simple: pour survivre, l'être humain a eu besoin de coopérer et il a donc dû se doter d'un cerveau suffisamment grand pour s'y retrouver dans la complexité de ces relations sociales.

Un modèle informatique reproduisant le cerveau humain

Pour les besoins de leur étude, publiée par la revue britannique Proceedings of the Royal Society B, ils ont réalisé un modèle informatique reproduisant le cerveau humain, au sein duquel le réseau de neurones était capable d'évoluer pour réagir à une série de défis sociaux. Ils ont ensuite soumis ce cerveau virtuel à deux scénarios.
Dans le premier, deux criminels sont arrêtés par la police et chacun peut décider ou non de dénoncer son complice. Dans le second, les deux individus sont prisonniers dans leur voiture ensevelie par la neige et ils doivent évaluer la situation pour déterminer s'ils unissent leurs efforts pour s'en extraire ou s'ils se contentent de laisser l'autre agir.

Davantage de bénéfices en se montrant égoïste

Dans les deux cas, un individu donné est censé obtenir davantage de bénéfices en se montrant égoïste. Et pourtant, plus son «cerveau» évoluait, plus l'individu était enclin à coopérer, ont découvert les chercheurs. «Nous coopérons fréquemment au sein de grands groupes d'individus qui ne se connaissent pas, et cela nécessite des capacités cognitives pour déterminer qui est en train de faire quoi, et ajuster son comportement en conséquence», explique à l'AFP l'un des auteurs de l'étude, Luke McNally, du Trinity College de Dublin.
La coopération n'est pas tout à fait désintéressée. Elle est souvent le fruit d'un calcul destiné à en évaluer les retombées positives, en particulier l'espoir d'un retour d'ascenseur, souligne Luke McNally, «Si tu coopères et que je triche, la prochaine fois, tu pourrais te dire: "il a triché l'autre fois, alors je ne coopère plus avec lui". On doit coopérer pour pouvoir continuer à bénéficier de cette coopération», résume le chercheur.
Selon lui, le travail en équipe et la puissance cérébrale se stimulent l'un l'autre. «Le passage à des sociétés plus coopératives, plus complexes, peut pousser à l'évolution d'un cerveau plus gros. Et avec l'apparition de niveaux d'intelligence plus élevés, on constate que la coopération va beaucoup plus loin».

Des limites physiques à la coopération

Il y a toutefois des limites physiques à la coopération, tempère Robin Dunbar, anthropologue spécialiste de l'évolution à l'université d'Oxford. «La taille actuelle de notre cerveau limite la taille de la communauté avec laquelle nous pouvons interagir, celle à laquelle nous avons le sentiment d'appartenir», explique-t-il à l'AFP.
Selon lui, notre «réseau social personnel» est limité à environ 150 individus en moyenne, et faire passer ce chiffre à 500 nous obligerait à doubler la taille de notre cerveau. «Si nous voulons créer une meilleur intégration sociale, une plus grande cohésion à l'échelle de la France, et encore plus à l'échelle de l'Union européenne, nous allons devoir inventer d'autres manière de le faire», nous ne pourrons attendre que l'évolution fasse son oeuvre, conclut Robin Dunbar.

vendredi 30 mars 2012

Le développement de l’enfant. Aspects neuro-psycho-sensoriels


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Description :

Apprendre à connaître et comprendre un enfant normal dans l'étendue de sa globalité et de sa complexité : tel est l'enjeu et l'originalité de ce livre. Parce que le pédiatre est quotidiennement confronté aux questions des parents sur le développement de leur enfant, il doit discerner derrière les mots simples les vraies questions inconscientes fondamentales. L'objectif de l'auteur est de montrer combien l'enfant ne peut se développer, " retirer ses enveloppes ", qu'avec le concours de son environnement proche. Mais si l'attention est portée au développement et à ce qui est considéré comme " le normal ", chaque chapitre aborde les signes qui doivent susciter un examen plus spécialisé en vue de donner une vision toujours plus préventive à l'aide apportée à l'enfant et à sa famille (sommeil, langage, troubles du comportement, scolarité, dépression, autisme, etc.). Cette troisième édition est actualisée, plus particulièrement les parties sur les enfants dyspraxiques, les troubles du langage, l'enfant hyperactif et le syndrome déficit attentionnel-hyperactivité. Le chapitre La protection maternelle et infantile a été entièrement revu, et un nouveau chapitre ajouté Les différentes instances pour aider les enfants. Outil pratique : une série de fiches l'aideront à évaluer l'enfant (mois après mois) et à être d'autant plus attentif dans sa mission de prévention. Cet ouvrage s'adresse à tous les étudiants et professionnels de la petite enfance : pédiatres, médecins généralistes, puéricultrices, orthophonistes, assistantes maternelles, psychologues, éducateurs.

Science & Vie n°1135 Avril 2012


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mardi 27 mars 2012

Sciences et avenir Avril 2012



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Le magazine de l'actualité scientifique. SCIENCES ET AVENIR vous fournit une information complète et accessible sur toute l'actualité scientifique ainsi que des articles de synthèse dans toutes les disciplines.